Cheveux Crépus : Comment choisir sa crème hydratante ?

creme cheveux crepus

Si bien choisir ses huiles est un point crucial pour sa routine capillaire, bien choisir sa crème hydratante l’est encore plus.

Au cours de notre première année de naturel, ma meilleure amie et moi avons toutes les deux testé un lait capillaire d’une marque assez bien plébiscitée à l’époque mais dont je tairais le nom ici. Au début tout avait l’air de bien se passer, je pense qu’on avait en fait essayé de se voiler la face car influencées par les revues positives du produit jusqu’au jour où se voiler la face n’était plus une option envisageable car nos cheveux étaient littéralement en train de mourir (cheveux « effet de paille » après que les cheveux aient totalement absorbé le lait). Ayant toutes les deux constaté cela, nous avons décidé de mettre le lait de côté, de se procurer des bandelettes de pH afin d’en avoir le cœur net.

Lors du test du pH, quel ne fut pas notre choc de découvrir que le lait en question affichait un pH de 3,5, donc trop acide pour le cheveu qui lui a un pH oscillant entre 4,5 et 5,5. Nous n’étions donc pas folles et ce lait avait véritablement un problème ! Comment une telle aberration avait pu passer inaperçue ?? Le plus marrant c’est que nous avions constaté aussi un changement (dans le mauvais sens du terme) au niveau des cheveux de la fille chez qui on avait vu le produit en question, changement qu’elle-même ne semblait pas voir au vu de l’apologie qu’elle faisait de la gamme et plus particulièrement de ce lait capillaire.

En effet si une huile végétale de mauvaise qualité ne va, au pire, avoir aucun effet bénéfique sur vos cheveux, une crème/un lait capillaire par contre peut carrément ruiner vos cheveux à cause de ce problème de pH.

 

Pourquoi le pH est-il important dans le choix

d’une crème hydratante?

Il est donc très important de bien cerner cette notion de pH et vous allez comprendre ici pourquoi. La mesure du pH varie entre 0 et 14. Il mesure l’acidité ou l’alcalinité d’une solution aqueuse (les huiles ne possèdent donc pas de pH). Un pH de 7 sera dit neutre (pH de la peau), tandis qu’un pH < 7 est un pH acide et >7 un pH alcalin (basique).  Le pH naturel du cheveu quant à lui se situe entre 4,5 et 5,5 ce qui signifie que le cheveu possède plutôt un pH acide. Par contre les produits dont le pH est supérieur à 7,5 et inférieur à 4 sont susceptibles d’endommager les cheveux ainsi que la peau ; donc à éviter.

Un pH trop élevé peut entrainer des problèmes de cuir chevelu à savoir eczéma, psoriasis, pellicules, chute de cheveux, etc.

Si aujourd’hui comme nous le savons toutes, les produits défrisants sont tant décriés, c’est bien entendu à cause de leurs méfaits sur la structure du cheveu et ceci est principalement lié au pH car les défrisants en général ont un pH variant entre 10 et 14 (à ce niveau, on n’est plus juste aux altérations superficielles que peuvent causer un produit alcalin ; ici le défrisant va altérer la cuticule et dégrader la matière dans sa structure interne).

Une autre chose importante à savoir est que l’échelle des pH évolue de manière logarithmique, cela signifie qu’entre 2 nombres entiers de pH, les degrés d’acidité ou d’alcalinité sont multipliés par 10 et donc un pH de 5 sera 10 fois plus acide qu’un pH de 6, un pH de 4, 100 fois plus acide qu’un pH de 6, un pH de 3 est 1000 fois plus acide qu’un pH de 6.

Et donc cela veut dire que dans notre cas, vu qu’on avait un lait avec un pH de 3,5 et que le PH naturel du cheveu est de 4,5-5,5, on se retrouvait avec un produit avec un pH 10 à 100 fois plus acide que le pH de notre cheveu, rien que ça (avec l’expression du visage qui va avec) !!!

Comment connaître le pH d’une crème hydratante

avant de l’acheter?

Malheureusement on ne peut pas connaître le pH d’un produit avant de l’avoir acheté, zut !! Ici il ne s’agit pas d’être paranoïaque mais simplement d’être à l’écoute de ses cheveux car si à un moment ils ont l’air de crier famine, c’est peut être un indice qui devrait susciter en vous des interrogations concernant le pH ou tout simplement la composition générale des produits que vous utilisez (crèmes hydratantes).

En dehors du pH d’un produit, l’excès de glycérine dans la crème peut aussi être un facteur responsable de la sècheresse de vos cheveux. Normalement la glycérine est sensée retenir l’hydratation dans les cheveux mais si une crème hydratante en contient plus qu’il n’en faut, cela va créer l’effet contraire. Au début vous aurez l’impression que vos cheveux sont bien hydratés mais quelques heures plus tard, vous allez ressentir une sècheresse aigüe, ce qui va vous entraîner dans le cercle vicieux de la dépendance à la crème (toujours rajouter plus de crème) alors que c’est justement cette crème qui vous assèche les cheveux.

D’autre part, cet excès de glycérine dans une crème hydratante est aussi la raison pour laquelle vos coiffures bouclées ne tiennent pas longtemps.

Une autre raison pour laquelle vos cheveux sont toujours secs après une crème hydratante est tout simplement le fait que les actifs hydratants ne sont pas dosés en quantité suffisante mais ça, si vous me suivez depuis un bout, vous le savez déjà !

 

Comment contrôler le pH de sa crème hydratante?

Pour contrôler le ph de votre crème hydratante, il vous suffit de vous procurer des bandelettes de pH que vous trouverez sur le site AromaZone. Si le pH de votre crème est moins acide qu’il ne le faut (pH à 6 ou 6.5), vous pouvez toujours le corriger avec de l’acide lactique (aussi en vente sur AromaZone) mais attention, allez-y doucement car il suffit souvent de quelques gouttes d’acide lactique pour corriger le pH de votre crème donc si votre pH est par exemple à 6, rajoutez 3 gouttes d’acide lactique et contrôlez de nouveau le pH avec une bandelette. Moi en général, lorsque je fabrique mes produits, j’arrête le pH de mes produits à 5, 5 parce que c’est la moyenne entre 4.5 et 5.5 mais si le produit est à 5.5 ou même à 4.5, c’est aussi très bien.

Et qu’en est-il des autres produits?

Dans cet article, j’ai voulu mettre le « focus » sur la crème hydratante car c’est le produit qui ne se rince pas et qui va rester sur vos cheveux jusqu’au prochain shampoing, voilà pourquoi vous devez y accorder une attention particulière. Avez-vous déjà vu ce qu’un défrisant mal rincé fait sur les cheveux? Eh bien il continue « à cuire » les cheveux et à les abîmer davantage, d’où l’importance d’avoir le meilleur pH pour ses produits sans rinçage car ce sont ces derniers qui vont causer plus de dommages à vos cheveux si le pH venait à être trop acide (comme le lait que j’avais utilisé à l’époque) ou trop basique.

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Mes cheveux crépus ne poussent pas….C’est génétique!

Aujourd’hui encore j’entends beaucoup de filles se conforter dans la fatalité de la génétique : « j’ai les cheveux fins, comme ma mère », « mes cheveux ne poussent pas, c’est de famille, c’est génétique », etc. Je suis d’accord avec le fait que de nature, il y a des gens qui ont des cheveux plus épais et plus volumineux que d’autres et même s’il existe des techniques pour optimiser son volume, il n’est pas possible de changer fondamentalement la structure de son cheveu.

Cependant je suis un peu plus dubitative quant à l’idée qui veut que certaines aient des cheveux qui ne poussent pas de nature. Même si la vitesse de pousse varie d’un individu à l’autre, avoir un cheveu qui pousse fait partie de notre ADN à tous, donc de notre génétique. En effet le cuir chevelu est la partie de notre corps la plus irriguée en flux sanguin de manière naturelle, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons une pilosité plus développée à cet endroit-là que sur le reste du corps.

En second lieu, notre ADN est constitué de codes cellulaires qui définissent la condition de tous les tissus formant notre corps. Ces codes sont une empreinte génétique de notre arbre généalogique, ce qui signifie que l’état des cellules que nous héritons (forces et faiblesses) provient de notre capital génétique. Cependant la faiblesse ou la force des cellules est déterminée principalement par nos habitudes alimentaires. Il est très important que vous cerniez cette notion car c’est à ce niveau que tout se joue et qu’on rentre dans la partie réversible de la génétique.

Je vais essayer d’expliquer cela de la manière la plus simple possible. Lorsque nous venons au monde, nous transportons dans nos gènes le capital génétique de nos parents, voire même de nos grands-parents : couleur des yeux, traits physiques, caractère, etc.

A côté de cela nous allons aussi hériter de la faiblesse génétique de nos parents. Cette faiblesse génétique fait aussi partie de notre ADN et tout individu en est porteur, même celui doté d’une hygiène alimentaire irréprochable. En réalité, le terme « faiblesse génétique » est un terme neutre qui traduit tout simplement une prédisposition à tomber malade si les conditions idéales ne sont pas remplies (eh oui nous ne sommes que des humains et donc pas immortels). Si cette faiblesse génétique est soutenue par une alimentation riche en nutriments de bonne qualité, normalement nous n’avons aucun souci à nous faire. A l’opposé, cette faiblesse génétique peut aussi se dégrader et c’est là que la maladie se déclare.

Malheureusement, avec les habitudes alimentaires que le monde actuel connaît, la faiblesse génétique devient de plus en plus faible de génération en génération. C’est pourquoi vous allez voir qu’un tas de maladies se transmettent de génération en génération et sont dites génétiques justement parce qu’il y a transmission d’une faiblesse génétique qui se dégrade de plus en plus avec le temps si rien n’est fait pour la renforcer efficacement.

Prenons par exemple mon cas, je fais partie d’une famille de 5 filles où nous sommes 4 à porter des lunettes (moi y compris) et cela nous vient de notre père. Seulement les parents de mes parents n’avaient pas de problème de vue et donc cette « génétique » a donc commencé avec mon père. Donc en théorie, sa faiblesse génétique se serait dégradée à un certain niveau et aurait dérivé sur une maladie oculaire et donc nous étions plus que prédisposées à souffrir aussi du mal d’yeux.

Le Docteur Norman Walker, un des pionniers de l’alimentation vivante a d’ailleurs plus que démontré dans son ouvrage Fresh Vegetable and Fruit Juices à travers des cas réels de rémission que le mal d’yeux était réversible grâce à une consommation importante de jus de carottes frais, excellent concentré de vitamine A (une carence en vitamine A peut aller jusqu’à causer la cécité). En effet beaucoup de maladies trouvent racine dans la déminéralisation et la dénutrition chronique dont nous sommes victimes aujourd’hui.

Pour revenir aux cheveux qui, soit disant ne poussent pas car génétique, il se pourrait qu’il soit plutôt question de l’héritage d’une faiblesse génétique affaiblie (comme je l’ai dit plus haut, la pousse des cheveux fait partie de notre génétique originelle à tous). La bonne nouvelle est que la faiblesse génétique est la partie de la génétique que nous pouvons changer à tout moment grâce à de meilleures habitudes alimentaires.

Il n’est pas rare de voir des personnes qui au départ avaient des cheveux bien fournis mais qui finissent par s’affiner avec le temps. Comment donc expliquer cela vu que génétiquement parlant ces personnes avaient l’air d’avoir été bien dotées à ce niveau-là ? Et je parle en connaissance de cause car le volume et la longueur que j’ai aujourd’hui je n’étais clairement pas prédisposée à les avoir au départ de mon aventure capillaire:  j’en suis là aujourd’hui grâce à une amélioration continue de mon alimentation mais aussi de mes soins et techniques capillaires.

Je me serais lamentée sur mon sort que je n’aurais jamais su jusqu’où je pouvais arriver (surtout que j’étais une anémiée chronique et donc cheveux cassants, faibles, pousse lente, des « trous » dans les cheveux, tout ça c’était moi) mais toute ma soif d’apprendre, mon optimisme pour mes cheveux (malgré ce que je voyais sur ma tête), ma remise constante en question ont débouché sur une réalité différente, une réalité qui reflète aujourd’hui toutes les bonnes pratiques alimentaires et capillaires que j’ai pu mettre en place.

En gros ce que j’essaie de vous expliquer c’est que la génétique comporte 2 niveaux :

  • Celui qui est définitif et qu’on ne peut NATURELLEMENT changer comme la couleur des yeux, la couleur de la peau, etc.
  • Et la faiblesse génétique qui elle par contre n’est pas acquise et doit être entretenue et renforcée au risque de nous laisser avec le temps des « séquelles » qui pourtant ne faisaient pas partie de notre patrimoine originel.

En fait, au fil du temps et des générations c’est un peu comme si (dans certains cas) au lieu d’avoir à chaque fois une photocopie de l’original, on avait une photocopie de la photocopie et ainsi de suite. Je vous laisse imaginer ce que ça donne en fin de course.

Pour vraiment savoir si votre patrimoine génétique ne permet pas que vos cheveux poussent, il faudrait remonter très loin dans votre arbre généalogique et se référer à l’original de celui-ci (le premier ancêtre de votre lignée). Mais heureusement, comme je l’ai mentionné plus haut, peu importe ce que vous croyez avoir reçu comme patrimoine génétique capillaire, vous pouvez en changer la donne, cela ne dépend que de vous.

Vous ne pouvez pas conclure que vos cheveux ne pousseront jamais ou n’atteindront jamais une certaine longueur tant que vous n’avez pas mis toutes les chances de votre côté. Moi aussi j’aurais pu me décourager et me dire que mes cheveux ne « pousseraient » jamais, que je n’atteindrais jamais telle ou telle longueur, que c’était normal qu’avec le temps et à cause des défrisants utilisés pendant plus de 10 ans, mes cheveux se raréfient mais le fait est que plus j’avance dans mon parcours, mieux mes cheveux se portent (pousse, douceur, volume).mes cheveux crépus ne poussent pas

S’il y a une chose impressionnante et merveilleuse avec le corps humain c’est cette capacité qu’il a de se régénérer complètement dès qu’on lui apporte les bons éléments et ce, peu importe les supplices qu’on a pu lui infliger dans le passé. Dans le cas des cheveux, il s’agit de se nourrir de l’intérieur mais aussi d’apporter à l’extérieur ce dont les cheveux ont besoin à savoir les bons produits (bons ingrédients naturels) et les bonnes techniques d’entretien.

Albert Einstein a défini la folie comme le fait de faire la même chose encore et encore et d’espérer un résultat différent. Si vous voulez vraiment voir un changement au niveau capillaire, il est temps de sortir de votre zone de confort qui jusqu’ici ne vous a apporté que de maigres résultats (sinon vous ne seriez pas en train de lire cet article) et d’essayer des choses nouvelles, qui ne relèvent que du bon sens et qui fonctionnent.

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